Cinéma / Des Usa en Côte d’Ivoire : le fils du Premier ministre Achi Patrick fait des confidences sur son père

Humble, courtois et dynamique, Hervé Achi Claude fait honneur à son père Patrick Achi , premier ministre de la Côte d’Ivoire. L’immersion de ce jeune cadre dans le cinéma mondial ouvre les vannes du professionnalisme aux acteurs du secteur depuis son retour au bercail où il a décidé de prendre son destin en main. Hervé Achi, co-gérant de la structure de production African Impact Movies ( AIM) est également le réalisateur du film culte Méa culpa diffusé sur la chaîne de télévision NCI et de la série en tournage intitulé ” Les terreurs du terroir”.

Fils d’une haute personnalité, qu’est-ce qui explique votre présence dans le cinéma ?

Je suis certes le fils du Premier ministre Achi Patrick. Mais ma profession cinématographique est naturellement distincte de ses activités et de la vie familiale. C’est une personnalité publique et moi dans la discrétion ( Rires). J’ai toujours rêvé du cinéma.

Le 7e art est-il un héritage familial pour vous ?

Mon père est un grand féru du 7e art. Il est un inconditionnel de l’acteur et producteur américain Denzel Washington. Il apprécie les films. Moi, j’aime le cinéma depuis ma tendre enfance. Ma mère et mon père ont toujours été attirés vers les arts. Ils sont encrés dans la culture. Mes frères et sœurs ont embrassé d’autres carrières. Peut-être que je suis celui qui a la chance de se lancer dans le cinéma. J’étais passionné depuis les États-Unis où je vivais jusqu’à l’âge de 7 ans. Ensuite, je suis rentré au pays. Étant aux USA, ma mère, mes cousins vivaient une passion dans les salles de cinéma. Cela m’a beaucoup bercé au point que j’ai demandé à mes parents de m’acheter une caméra à l’âge de 12 ans. Après les études secondaires, j’ai dit à mon père que je voulais aller à Hollywood (Ndlr: Aux États-Unis) pour faire du cinéma. Si sûr, il m’a encouragé en disant qu’il me laisse faire et voir. Étant enfant je campais l’acteur et parfois le réalisateur avec mes soeurs, mes cousins et mes camarades d’école que je faisais venir à la maison. On jouait à tour de rôle. 

A quand votre première réalisation ?

Je n’ai pas le nom exact du premier film. J’ai commencé l’école de cinéma à Los Angeles entre les années 2011 et 2012. J’ai réalisé le film de mi-parcours en 2e année. 

Comment avez-vous pressenti la réalisation du film Méa culpa ?

C’est une émotion de circonstance extraordinaire. Du fait que j’ai bossé sur des projets qui m’ont permis de connaitre différentes personnes. Avec qui j’ai bâti le projet né des réflexions du producteur Charles Landry Agbadou, mon associé. On avait bossé sur un projet au préalable avant de mettre en place notre structure African Impact Movies. Je suis un éternel insatisfait quand je regarde mes œuvres. Je cherche toujours la perfection jusqu’à la dernière minute. Je veux dire qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite. Il faut laisser les autres vous faire des critiques pour apprécier le film à sa juste valeur.

Malgré le difficile financement des projets cinématographiques, vous avez pu atteindre votre objectif. Comment avez-vous procédé ?

A l’initial, nous sommes partis sur fond propre. Nous avons bossé avec des structures de la place. Étant dans le milieu, nous avons eu des personnes qui ont convergé vers nous pour accompagner notre projet. Nous sommes reconnaissants de la chaîne NCI qui a cru en notre projet. 

Peut-on affirmer que les acteurs du cinéma vivent-ils de leur art ?

Le dire serait un mensonge actuellement. Le cinéma paie. Mais dire qu’il permet aux acteurs de vivre pleinement n’est pas pour aujourd’hui. Nous sommes en train de chercher à faire en sorte que le cinéma soit le gagne-pain de tous les acteurs. Comme tout entrepreneur, nous voulons que notre passion soit notre gagne-pain. Nous faisons aussi d’autres choses pour joindre les deux bouts. 

Beaucoup de projets vous passent-ils par la tête ?

Nous avons l’ambition de faire des films américains. Nous avons besoin de quelques expériences pour arriver à nos fins. L’école du cinéma est comme celle de la vie. On apprend tous les jours. Il ne faut pas se précipiter. Nous préparons un film intitulé “Les terreurs du terroir”. Je peux vous dire que ce film réserve beaucoup de surprises. C’est encore une idée de Landry Agbadou. C’est une série d’anthologie. Affaire à suivre.  

Comment arrivez-vous à impacter les cinéphiles ?

Nous traitons des sujets non apparents. Nous engageons notre public à suivre des thèmes qui évoquant nos mœurs, nos us et coutumes. On parle des légendes comme Mami Watta, Dame aux sabots et aux autres. Nous suscitons des intérêts de faire des productions d’envergure. 

Les Ivoiriens vous suivent, que pouvez-vous leur promettre?

J’espère à mon humble niveau de permettre à tout Ivoirien de voir et d’apprécier la beauté de son histoire. La Côte d’Ivoire possède beaucoup de richesses culturelles. J’espère pouvoir réaliser des films qui permettent à tout Ivoirien de valoriser son pays. Je compte apporter ma pierre à l’édification du pays. 

Source: Opéra news

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